21/05/2005

Bourdieu

Tandis qu'on cherche encore à deviner ce que les "grands absents" (Jaurés,
Napoléon...) auraient voté au référendum, la position de Pierre Bourdieu, en
1997, est claire et visionnaire :

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"A l¹Europe que la pensée de banquier veut à toute force nous imposer, il
s¹agit d¹opposer non, comme certains, un refus nationaliste de l¹Europe,
mais un refus progressiste de l¹Europe néolibérale des banques et des
banquiers.

Ceux-ci ont intérêt à faire croire que tout refus de l'Europe qu'ils nous
proposent est un refus de l'Europe tout court.

Refuser l¹Europe des banques, c¹est refuser la pensée de banquier qui, sous
couvert de néolibéralisme, fait de l¹argent la mesure de toute chose, de la
valeur des hommes et des femmes sur le marché du travail et, de proche en
proche, dans toutes les dimensions de l¹existence.

La résistance à l¹Europe des banquier, et à la restauration conservatrice
qu¹ils nous préparent, ne peut être qu¹européenne".

Pierre Bourdieu, 1997
cité dans "Europe, la trahison des élites" de Raoul Marc Jennar
(Fayard 2004)
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06:39 Écrit par Henri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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