25/04/2006

show must go on

Les belges savent pourquoi ...

 

Il n’était pas inintéressant de s’interroger sur les motifs de l’écriture de « Halte au feu », il est troublant de se rappeler les causes de l’écriture, il y a vingt ans, de « La Colo »... deux éclats suivis d’un engagement politique...

pour se trouver un matin du XXIème siècle, dérisoire devant la marée inhumaine.

 

Étonnant monde de sourds et de mal-entendants, de marcheurs aveugles, étrange société émotionnelle du « oh ! mon Dieu, je m’étonne de ce qui se passe ! »...

 

« Comme vous nous sommes choqués que ces jeunes soient capables de tuer quelqu'un pour lui voler un lecteur de mp3 » m’écrit un lecteur, qui pourtant sait que je n’en suis pas choqué, étonné, stupéfait, décontenancé. N’ai-je pas, comme nombre d’entre nous écrit, dit, enseigné que l’on ne voit que la toute petite partie émergée de l’iceberg ?

 

Il est évident que l’on n’a pas tué pour un mp3, on a tué parce que le monde est peuplé d’humains qu’il faut sans cesse éduquer à devenir des hommes. Il y a de bonnes et de mauvaises méthodes. On sait – ou on peut lire, celles que je propose, on sait ou on peut lire ce que je pense de la domination de soi, de la conquête de la maîtrise, on fait semblant de ne pas savoir les découragements, les lassitudes ... la civilisation mp3 est celle de Coca Cola, la multinationale ne m’en voudra pas d’utiliser son nom comme une banalité, c’est la rançon de la gloire, Monsieur Poubelle en sait quelque chose.

 

« La violence n'engendre que la violence. C'est trop facile de détourner les yeux des jeunes, de passer sans les voir, de ne leur offrir aucun avenir, aucune place dans la société, aucun respect pour leur individualité, leur potentiel. » m’écrit un autre... C’est surtout trop facile de cloisonner ! Pourquoi dire, penser « les jeunes »... sont-ils des êtres différents du genre humain ?

« Chacun dans la société doit prendre sa part de responsabilité, des parents, des enseignants, de la police, des politiciens ». C’est dans la gazette, c’est facile à écrire ! Encore des cloisons, des murs d’incompréhensions, des barrières de silence ! Journaliste, descend de ton nuage et devient – rien de tout cela, devient homme simplement.

 

Comme les Allemands qui ignoraient tout des camps de concentration nazis, alors que leur maison se recouvrait des cendres des fours crématoires, nous aussi, nous avons à prendre à bras le corps les problèmes de notre société : au hasard ... suite sans fin, suite sans raison surtout, hooliganisme, drogues, violence, vols, viols, chômage, mondialisation, écosystème bouleversé, énergie hors de prix, ... Se voiler la face, et se draper dans une fausse dignité face à ces horreurs, ne résout rien.

 

Le premier mouvement barbare et humain est la haine extrême : une Saint Barthélemy, une "nuit des longs couteaux", cependant, face à l’émotion normale et ordinaire, devenir enfin personne de raison, retrouver l’harmonie perdue, comprendre et respecter, combattre le mal dans ses racines.

 

Show must go on ...

C’est une manière aussi, ma liberté de penser et d’écrire et de dire à travers les mots anodins ma haine de la haine, mon chant d’amour.

07:55 Écrit par Henri | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Voile Un écrivain français me raconte que le traducteur allemand de ses oeuvres lui a émilé dernièrement, lui faisant part d'un problème de traduction. Son problème : comment traduire ce mot "concentrationnaire", pour lequel il n'existe pas d'équivalent en langue allemande ? Eduquons-nous, éduquons-nous, ne nous voilons pas la face...

Écrit par : C'est une qui lit partout | 25/04/2006

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