13/09/2006

Selon Vivant ...

LA CONQUETE DU CHOIX

 

 

Actuellement, le chômeur est jugé parce qu’il ne travaille pas; celui qui a du travail est de plus en plus considéré comme un privilégié et le pensionné est regardé, soit comme quelqu’un qui a été rejeté trop tôt par la société, soit comme celui qui est enfin libre.                 

 

                Dans tous les cas de figure, le commun dénominateur est la LIBERTE ou son absence.

Le choix est l’enchanteur de la créativité, mais cette dernière est conditionnée par un revenu qui amène certaines personnes à des compromissions pour sauvegarder le lendemain.

On peut alors se demander  ce qui subsiste de la liberté et de la faculté de pouvoir se réaliser dans son travail.  

 

                Parce qu’il doit garantir sa survie et son niveau de vie, l’individu est contraint de s’adapter sans pour autant trouver les moyens de se projeter avec plaisir dans cette activité qu’il doit subir.

 

                Or, l’homme est heureux lorsqu’il croit qu’il peut entreprendre et par là se sentir reconnu et utile pour produire, pour gérer la cohérence socio-économique par une action politique, pour échanger et promouvoir le culturel, pour développer de multiples activités familiales et de loisirs.

Ainsi, l’individu se réalise à travers une gamme d’occupations.

 

                L’être humain n’est pas “en manque” d’activités  mais bien  en manque  de reconnaissance, de liberté et de protection financière.

 

                Si la recherche du revenu focalise toute l’activité, si la préparation à un travail salarié est l’unique objectif de la formation, on doit s’attendre à une baisse vertigineuse du CAPITAL SOCIAL au profit d’une fuite en avant faite d’angoisse et de violence.

 

                Et si en plus, la société ne construit que des systèmes peu cohérents qui favorisent la fraude, l’ETAT DE DROIT est en danger et l’avenir de nos enfants terriblement hypothéqué.

 

                Créer un Etat de Droit qui autorise l’accès à toute la gamme des activités humaines, c’est donner cette égalité de chance  qu’il ne faut pas confondre avec un égalitarisme bêtement mathématique.

Etablir à la vitrine de nos sociétés des ouvertures vers le développement des talents, c’est sauvegarder leurs valeurs de rareté et d’humanisme face à la robotisation des activités et des services.

Il faudra toujours développer des qualités et des talents que la machine ne pourra jamais acquérir…

07:53 Écrit par Henri dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travail |  Facebook |

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