08/10/2007

Belgium über alles

Il n'y a strictement aucune raison géo-politique, économique ou résolument quelconque pour imaginer dans un délai inférieur à vingt ans à la séparation réelle des provinces sud et nord de la Belgique.

Cet état totalement artificiel né de la défaite de Napoléon devant la coalition "alliée" va vivre des heures avec et sans gloire en devenant curieusement un "petit paradis", nonobstant les cassandre perpétuels.

Les élections parlementaires de 1845 furent le départ de la bipolarisation populaire qui ne cessa de s'affirmer et qui reste le moteur de la réalité belge. En 1845,furent fondés le parti libéral et le parti catholique. Le monde politique se divisait en deux tandis que la population se divisait entre ouvriers et campagnards, bourgeois et citadins, wallons et flamands.

Cette division s'accentua par l'arrivée en 1848 de l'illustre emmerdeur Karl Marx, les Belges étaient déjà trop peu regardants dans leurs fréquentations... mais ce marxiste n'était en rien un innovant, Jacob Kats avait en 1835 fait jouer la pièce : Het Aerdsch paradijs, une sorte de manifeste communiste genre Khmerr rouge avant la lettre...
Ainsi donc, déjà naissait le "spectacle flamand".
Le Wijngaerd sera tranformé en moteur culturel pour cette langue sous-développée dans ce pays neuf qu'était alors le royaume de Belgique...
La création à Saint Josse ten Noode de l'association Vlaming Vooruit est à la base de tous les développements nationalistes "flamands" ultérieurs ...

La guerre 14 puis celle de 40 qui virent les "Boches" courtiser les Flamands, le développement industriel de l'axe Sambre et Meuse (charbon - acier), la présence catholique au Nord, le laïc profond des villes du Sud... et mille autres raisons font de ce pays un magnifique bouillon de culture qui cesserait de produire ses joyeux et bénéfiques effets s'il advenait qu'il se divise.

Seuls des politiciens en quète de voix des zélés sélecteurs font actuellemnet croire à des éwarés émotionnés que le pays va casser ...
C'est pas demain la veille, les flamingants breliens et les radicaux de gauche du Borinage ont encore un long désert à traverser.

Ce qui se passe actuellement, c'est de la zwanze avec un peu de mauvaise humeur parce qu'une dame dite Dame Nee n'a pas eu l'assurance d'avoir un poste de ministre pour elle ou l'une de ces ouailles...

Il n'y a pas de gouvernement ?
Qui s'en plaint ?
Les fonctionnaires, les technocrates, les politiques ce qui ne fait tout de même que 20 % de la population, fort heureusement.

15:28 Écrit par Henri dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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