22/11/2007

Toujours être attentifs aux dérives ...

Tout le temps être attentif, les vrais cons sont partout ...

   Monsieur Jean Ferrat
07530 ANTRAIGUES

                                                                                       Monsieur Meir WEINTRATER
                                                                                       Rédacteur en chef de la revue « L'Arche»

                                                                                       Antraigues, le 24 février 2005

Monsieur,

Je viens de prendre connaissance de votre interview publiée par « Nouvelles d'Arménie
Magazine» de janvier 2005 et ne saurais rester sans réagir à vos déclarations me
concernant et concernant aussi ma chanson: «Nuit et brouillard », car c'est la première
fois depuis 42 ans qu'elle suscite une réaction de cette nature. C'est la première fois
qu'on me reproche, en définitive, de n'avoir pas parlé uniquement de l'extermination
des juifs.
Vous osez le faire. J'ai envie de dire : « Tant pis pour vous », mais je vous rappelle que justement,
«Nuit et brouillard» est dédié à toutes les victimes des camps d'extermination
nazis quelles que soient leurs religions et leurs origines, à tous ceux qui croyaient au ciel
ou n'y croyaient pas et bien sûr, à tous ceux qui résistèrent à la barbarie et en payèrent
le prix.
Que vous puissiez justement, faire un compte dérisoire en regrettant que : «Le seul
moment ou l'identité juive apparaît est dans Samuel et Jéhovah» me paraît
particulièrement indigne. Je ne puis également accepter vos interprétations
tendancieuses qui concernent les résistants que je célèbre et qui seraient, d'après vous, :
« essentiellement communistes ». Je passe sur l'évocation de « Vishnou » que je n'aurais
utilisé que pour la rime alors qu'il symbolisait pour moi toutes les autres croyances
possibles.
Si j'avais aujourd'hui à regretter quelque chose, c'est de n'avoir pas cité les autres
victimes innocentes des nazis, les handicapés, les homosexuels et les Tsiganes.
Mais il est temps, à présent, d'en venir à votre affirmation finale: «Aujourd'hui, un tel
texte (vous parlez, bien entendu, de « Nuit et brouillard ») serait attaqué pour négationnisme
implicite
».
Je me demande par quelle dérive de la pensée on peut en arriver là, et si vos propos ne
relèvent pas simplement de la psychiatrie.
                              Jean Ferrat Pour recevoir à titre gracieux un numéro d'essai de L'Arche :
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10:38 Écrit par Henri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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